29/03/2008

Les notes jaunes du clavier

  sculptures 010è

Extrait de la quatrième de couverture:

"A. F-D a nourri de ces expériences multiples le roman dense d'un trio improbable lancé dans le projet ambitieux et fou de creer le centre spirituel d'une ville de la Paix en plein coeur de l'Afrique.

Trois cercles en constituent le noyau et chacun des trois artistes investira un des cercles. Mathias, le scandinave, sûr de son art, est architecte et conçoit un temple dédié au dieu universel. Benjamin, le métis boiteux, engendre un jardin harmonieux et luxuriant. Le narrateur, Dimitri, est sculpteur et doit créer le monument dédié à la Paix.

Evidemment, l'entreprise comporte des obstacles, des bleus à l'âme, des amours compliquées, des séjours en prison, de l'amitié et de mauvais présages. L'intrigue est touffue comme l'Afrique, les phrases évocatrices comme le parfums et les formes du bois qu'engendre la gouge.

La romancière emporte le lecteur dans un univers un peu étrange, où tout est signe et nous invite à rejoindre les trois amis rêvant à leur projet africain dans les brumes du café des Rois Mages."

 Critique de Paul Van Melle dans Inédit Nouveau n° 221

Les notes jaunes du clavier est le troisième roman d'une poète, sculpteure et nouvelliste belge importante que nous publions souvent et dont nous recensons régulièrement les livres et les nouvelles publiées souvent dans la Revue Générale depuis que nous la connaissons, Ariane François Demeester.

Ces notes jaunes, qui sont la marque du mode majeur, désigne là aussi une manière d'épopée: le projet de conception d'une ville (en France on dirait mythique, mais on est en Afrique, on l'aurait deviné, tant l'auteure reste hantée par ses plus de quanrante ans dans ce continent). Un architecte, un jardiniste et un sculpteur (celui-ci porte-parole de la romancière évidemment) portent ce projet, confrontés aux violences et aux cultures parfois antagonistes du pays musulman qui leur a commander l'oeuvre et cependant les laissent seuls devant les dérives d'un état en construction mais sans expérience aboutie encore. Peut-on créer au depart d'une transe? "Les transes ne fournissent souvent que des conceptions bonnes à jeter au panier sauf en de rares occasions". La romancière parle des trois projets à unifier: "Temple, parc, monument, n'expriment que l'inutile dans la fourmilière des ambitions. Pourtant les gens ont soif d'images concrètes la fraternité absolue". Difficile de conclure si l'auteure est optimiste ou pessimiste. Ou même désepérée puisque le sculpteur meurt lorsque la ville, Kilakali (Kali, déesse de la mort) prend le nom de "Cité de l'entente". (Memory Press, nouvelle adresse désomais : B6970 Tenneville).

18:49 Écrit par Ariane Fran dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique |  Facebook |

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